Les accessoires indispensables à glisser dans son sac cet été: des figues séchées, le jeu The Mind, le jeu Dixit, des sucres de raisin Sinergy (assortir le paquet à la couleur du sac… ou choisir une valeur sûre: ceux à l’ananas et leur emballage couleur soleil).
Une allée de marronniers, un verger, une haie sauvage et une prairie pour moro-sphinx… un petit bosquet de chênes, un romarin rampant… des pruniers subissants les assauts d’un voisin gaulois… comme dans une pièce de Tchékov, ne vous fiez pas à l’apparente tranquillité du lieu: il s’en passe des vertes et des pas mûres dans ce village au coeur du Lot-et-Garonne!
À 7 km de là, aller (re)trouver la sérénité (et un rejeton) auprès des 300 ans du chêne de Tombeboeuf.
Sur la route, de St. Gall à Bordeaux, mocktail à la pastèque avant un orage d’été à la gare routière de Lyon
The Ruck Bar, 345 Av. Jean Jaurès, 69007 Lyon, France
Sur la route, de Buchloe à Augsburg, Rhabarerschorle im Krug, après la chaleur, les cailloux et la poussière des bords de la Lech
Schwarze Kiste am Hochablass, Oberländer Str. 106b, 86163 Hochzoll, Deutschland
Sur la route, entre le Lechstausee Unterbergen et le Mandichosee, reconnaissance éternelle au Lochbach: retour à la vie dans une eau cristalline après une traversée du désert sur la rive gauche de la Lech (entre les Stufen 20 et 21), adoucie certes par un chêne étonnamment vert.
Son pont bleu est plus petit que celui d’Amsterdam ou de St. Pétersbourg. Mais alors que les canaux de ces Venises du Nord n’invitent pas à la baignade, c’est justement pour cela que l’on vient à Rennes-les-Bains. Prévoir un petit goûter et se prélasser dans la baignoire des Bains Doux.
Fin septembre, à Dieppe, un bébé d’aluminium était conçu à grands coups de collage-rivetage. 669 km plus à l’est, je faisais en guise de babyshower cuire des artichauts à la vapeur.
À défaut de pouvoir faire le pied de grue devant la maternité, je faisais les cent pas dans le quartier du port. Je restais prise Quai du Carénage dans les filets gras et houblonnés de Chez Polette puis captivée par une photo de La Cravache d’Or: Atmosphère à mi-chemin entre Delicatessen (nous voilà justement à la rue Tête de Boeuf) et La Cité des enfants perdus. Souhaitons à notre petite Alpine des rêves moins angoissants.
L’eau de cuisson des artichauts s’est révélée d’un vert profond, parfait pour peindre ce ciel dieppois ! Il ne manque plus qu’un peu de bleu.
« Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste », écrit Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray: serait-ce une double psychothérapie qui se joue sous l’oeil narquois de ce chien ?
En parlant de chiens: un autre petit portrait entre amis.
Oui, ça peut toujours être pire. Ce n’est pas la pauvre Margarete qui dira le contraire. Quentin Metsys avait néanmoins beaucoup d’amis.
Bonus de fin de vacances:
Savoirs en cascade offerts gracieusement par M. Bosch: L’Escamoteur (où l’on apprend que l’escamoteur n’est pas le personnage de gauche mais celui de droite), La Lithotomie (méfiez-vous des tailleurs de pierre), et The Madman’s Honey, la bande son délicieusement rétro de ce soir.
Lasalle, une rue toute en longueur, une boulangerie à chaque bout. Le soleil tape, les cigales cymbalisent, le duel entre Le Gourmet et Les Douceurs d’Emy s’annonce serré (une chouquette pourrait faire pencher la balance). Une visite au Café de la Place (et à ses toilettes atypiques) et nous regagnons nos collines.
Soudorgues, climat définitivement non-violent à Terre de Mauripe: sirops divers et Vieille Gisèle (au cas où nous l’aurions ratée au marché de Lasalle). Ambiance décontractée à La Balade Gourmande, suivie d’une promenade au clair de lune.
Je n’oserai troubler ce calme et je m’abstiendrai d’écrire des bêtises, au cas où l’ancienne institutrice de l’école du hameau de La Coste me surveille depuis là-haut…