(Re)tour à Vilnius

Une errance heureuse, présence vaporeuse,
Laissant le centre à ceux qui se déplacent en bande,
Tournant comme le temps dans le sens des aiguilles,
Pour ajouter des perles au fil des jours de juin.


Bien plus de pas que huit ans plus tôt: itinéraire improvisé par un beau dimanche de juin, nach Lust und (gute) Laune…

Comfort Hotel
Faculté de chimie
Statue en hommage à Roman Kacew
-Café Intuicija (qui n’existe que sur Organic Map mais a le mérite de me conforter sur mon chemin)
Marché au fleurs (pour des lupins bleus)
Parc Sofija Kymantaitė-Čiurlionienė (avec table de ping-pong)
Faculté de médecine (rue M.K. Čiurlionis)
-Ambassade d’Allemagne
-Quartier de Žvėrynas (manger du šaltibarščiai à la terrasse du restaurant Žvėryno smuklė)
-Berges de la Néris (libérer les lupins)
Galerie nationale d’art (si elle est ouverte)
-Traverser le centre historique, allumer au passage une bougie dans la cathédrale
Parc Kūdrų
Point de vue
-De retour dans le centre, une dernière échappée verte au Kartuvių Kalnelis (entrée en passant par le numéro 3 de la rue V. Šopeno)
Parc Jurga Ivanauskaite: parler toute seule c’est sympa, mais c’est aussi sympa quand un chat nous répond!


Un poème de Jurga Ivanauskaite, trouvé sur son site internet (et traduit par DeepL):

À mon Ange Gardien

Je t’appelle seulement
quand j’ai très mal, comme
un petit enfant qui sait
qu’il aura un bonbon s’il se claque le doigt.
……………………………………….
Tu ne réponds jamais,
tu ne tends ni la main ni le doigt,
tu te contentes de me révéler qu’entre nous
il n’y a aucun espace,
pas même la plus infime fissure.
…………………………
J’avance –
Tu me suis,
je n’ai pas encore commencé à reculer –
et tu marches déjà à reculons,
même une ombre pourrait
T’envier pour Ta ténacité,
Ta précision et Ta fidélité.
………………………….
Au-delà des nuages – des tours penchées,
sous terre – des ponts brûlés,
Ange Gardien, nous volons là-bas,
là où il nous est interdit d’être tous les deux.

J. Ivanauskaitė. Ode à la joie. – V., 2007, p. 109-108.

Entrée-Plat-Dessert



(photo de l’originale, restée à Winterthur pour l’exposition: pas pensé à la copier entre le manque de sommeil et l’odeur de croissants du brunch)


19.10.24, 12h00 – 20.10.24, 10:31

Quel plaisir de se retrouver à l’Alte Kaserne de Winterthur pour une nouvelle édition du 24-Hour Comic, organisé par le Comic Panel Winterthur.

J’avais décidé de prendre comme fil conducteur l’horloge organique de la médecine traditionnelle chinoise. Et comme protagonistes, plus ou moins les mêmes petits bonhommes que la dernière fois.


Le tout sera scanné plus proprement une fois l’expo à Winterthur terminée.

V(odka Carambar)


La Table de Mangeleïev, épisode 8

Vodka Carambar -> V -> Vanadium -> élément découvert par Andrés Manuel del Río

Ça doit être un peu rageant, quand tu crois avoir découvert un nouvel élément, que ton pote Humboldt te dit que non… et que 30 ans plus tard, on s’aperçoive que tu avais raison. Pas sûr que le courant passe toujours très bien, entre Andrés et Alex !

Trêve de mauvais jeu de mot, voici la recette rituelle de Noël, la vodka Carambar.


Une fois n’est pas coutume, commençons par le processus: verser dans un bocal bien étanche et assez grand la vodka, les carambars (sans leur papier…) et le sucre. Secouer le bocal de temps à autre et laisser la nature faire son oeuvre (cela prend environ deux semaines). Une fois que tout est dissous, mettre en bouteille.

Voici les proportions, à ajuster selon la quantité voulue et/ou la taille des bouteilles: 1dl de vodka, 7 carambars, 10g de sucre roux

Les paquets usuels de Carambar (320g) en contiennent 40, on y ajoute 1,1 litre de vodka et 110g de sucre.
Ou pour faire simple: un paquet de Carambars, 1 litre de vodka, 100g de sucre !


Mettre les Carambars au frais facilitera le déballage, étape de loin la plus fastidieuse.


Recette adaptée de celle de Beau à la louche

Et parce que contrairement à l’alcool et au sucre, rire c’est bon pour la santé, voici le top 100 des blagues Carambar.

…l’essentiel est invisible pour les yeux

Feuilleton de l’été, épisode 5: En bonne compagnie

Difficile de représenter notre Joyeuse compagnie sans offenser personne…

Est-ce dû à un trop plein de Jérôme Bosch dans l’enfance ? Ou serait-il temps de reprendre quelques cours ?

Sylvia, Anita ou Dora ont-elles grincé des dents ?

« Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste », écrit Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray: serait-ce une double psychothérapie qui se joue sous l’oeil narquois de ce chien ?

En parlant de chiens: un autre petit portrait entre amis.

Oui, ça peut toujours être pire. Ce n’est pas la pauvre Margarete qui dira le contraire. Quentin Metsys avait néanmoins beaucoup d’amis.


Bonus de fin de vacances:

Savoirs en cascade offerts gracieusement par M. Bosch: L’Escamoteur (où l’on apprend que l’escamoteur n’est pas le personnage de gauche mais celui de droite), La Lithotomie (méfiez-vous des tailleurs de pierre), et The Madman’s Honey, la bande son délicieusement rétro de ce soir.

Chasse au trésor offerte gracieusement par M. Metsys: retrouver sa fameuse femme laide dans la bande annonce d’Asterix: Le Secret de la potion magique, et dans Le Bal des vampires (bande son encore plus rétro), l’occasion de revoir le film en entier.

De beurk au sublime

Mon anagramme est mon homophone (en bon français)

Mon anagramme est une expression de dégoût

Je suis théoricien du sublime

Je suis…

Edmund Burke


C’est d’ailleurs tout soudain son anniversaire, ainsi que celui de Charles Perrault, Jack London, Alice Miller et Haruki Murakami. Nul doute que Dante et Pétrarque ont également le coeur à la fête: je me joins à leurs voeux d’anniversaire !

Et parce que j’aime les archives de l’INA, cette vidéo.