…l’essentiel est invisible pour les yeux

Feuilleton de l’été, épisode 5: En bonne compagnie

Difficile de représenter notre Joyeuse compagnie sans offenser personne…

Est-ce dû à un trop plein de Jérôme Bosch dans l’enfance ? Ou serait-il temps de reprendre quelques cours ?

Sylvia, Anita ou Dora ont-elles grincé des dents ?

« Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste », écrit Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray: serait-ce une double psychothérapie qui se joue sous l’oeil narquois de ce chien ?

En parlant de chiens: un autre petit portrait entre amis.

Oui, ça peut toujours être pire. Ce n’est pas la pauvre Margarete qui dira le contraire. Quentin Metsys avait néanmoins beaucoup d’amis.


Bonus de fin de vacances:

Savoirs en cascade offerts gracieusement par M. Bosch: L’Escamoteur (où l’on apprend que l’escamoteur n’est pas le personnage de gauche mais celui de droite), La Lithotomie (méfiez-vous des tailleurs de pierre), et The Madman’s Honey, la bande son délicieusement rétro de ce soir.

Chasse au trésor offerte gracieusement par M. Metsys: retrouver sa fameuse femme laide dans la bande annonce d’Asterix: Le Secret de la potion magique, et dans Le Bal des vampires (bande son encore plus rétro), l’occasion de revoir le film en entier.

De Lasalle à Lardons

Feuilleton de l’été, épisode 4: Que faire à Lasalle et environs ?

Quatre bourgades, quatre ambiances.

Lasalle, une rue toute en longueur, une boulangerie à chaque bout. Le soleil tape, les cigales cymbalisent, le duel entre Le Gourmet et Les Douceurs d’Emy s’annonce serré (une chouquette pourrait faire pencher la balance).
Une visite au Café de la Place (et à ses toilettes atypiques) et nous regagnons nos collines.

Soudorgues, climat définitivement non-violent à Terre de Mauripe: sirops divers et Vieille Gisèle (au cas où nous l’aurions ratée au marché de Lasalle). Ambiance décontractée à La Balade Gourmande, suivie d’une promenade au clair de lune.


Uzès, plus que charmante, la Librairie de la Place aux Herbes est de bon conseil, d’ailleurs en parlant de livres, il faudra revenir.

Saint-Hippolyte-du-Fort, ville déserte, la faute à la tradition du 14 juillet ?!


Le Gourmet, 47 rue de La Croix, 30460 Lasalle

Les Douceurs d’Emy, Grand rue, 30460 Lasalle

Café de la Place, 88 Rue de la Place, 30460 Lasalle

Terre de Mauripe, la Place, 30460 Soudorgues

La Balade Gourmande, Le Village, 30460 Soudorgues

Librairie de la Place aux Herbes, 7 Pl. aux Herbes, 30700 Uzès

Drink, Read, Rove

Feuilleton de l’été, épisode 2: Que faire à Joyeuse et environs ?

Une petite liste d’endroits charmants en Ardèche… à compléter par beau temps (manquent les baignades).

Boire: un café avec de la glace aux marrons et de la chantilly aux thés du square à Joyeuse, du sirop de foin au café de la sardine à Naves

Acheter: des livres à la librairie Chant Libre de Montélimar ou à La Belle Hoursette à Les Vans

Voir: un éléphant, un crocodile ou un serpent parmi le bestiaire du bois de Païolive, des tétines et des panneaux déplacés (ici participe passé et non adjectif) sur les hauteurs de Vernon.


Les thés du square, 54 Square François André, 07260 Joyeuse

Café de la Sardine, NAVES VILLAGE, 07140 Les Vans

Chant Libre, 22 Pl. des Clercs, 26200 Montélimar

La Belle Hoursette, 2 Rue Droite, 07140 Les Vans

Igl Lai

D’une prononciation hasardeuse à l’autre, il y a 24 ans, Igl Lai m’aurait plutôt évoqué le chanteur de Save Tonight, qui passait en boucle à la radio.

Go on and close the curtains, ‘Cause all we need is candlelight…

24 ans plus tard, assagis, nous prenons le soleil sur un banc avant d’aller nourrir des écureuils.

You and me, and a bottle of wine…

Une bottle of wine tout à fait prémonitoire: la première halte de ce matin fut au marché de Sargans pour acheter du vin (et des empanadas).

Pluie



En prévision de vacances imminentes, j’étrenne un nouveau carnet et célèbre la météo de février avec cet extrait du chapitre XI d’ A rebours de J.-K. Huysmans.

« Ce jour-là, le firmament avait changé d’aspect. Les flots d’encre s’étaient volatilisés et taris, les aspérités des nuages s’étaient fondues ; le ciel était uniformément plat, couvert d’une taie saumâtre. Peu à peu, cette taie parut descendre, une brume d’eau enveloppa la campagne : la pluie ne croula plus, par cataractes, ainsi que la veille, mais elle tomba, sans relâche, fine, pénétrante, aiguë, délayant les allées, gâchant les routes, joignant avec ses fils innombrables la terre au ciel ; la lumière se brouilla ; un jour livide éclaira le village maintenant transformé en un lac de boue pointillé par les aiguilles de l’eau qui piquaient de gouttes de vif argent le liquide fangeux des flaques ; dans la désolation de la nature, toutes les couleurs se fanèrent, laissant seuls les toits luire sur les tons éteints des murs. »


Profiter des vacances pour améliorer mes scans…

et faire un croquis par jour !