À Augsburg, la ville de l’été (nord)

Comme le dit si bien le motto du Lechradweg, « Folge dem Fluss des Lebens »: me voilà donc à Augsburg.
Par un heureux hasard, la fenêtre de ma chambre à l’hôtel DEDE donne plein sud sur la cour de St. Stephan et le bâtiment de l’internat: j’y envoie des bonnes pensées, dans le passé, le présent et l’au-delà.

Pour découvrir la ville, je suis les tours proposés par le Baum-Allianz Augsburg. Le soir, lecture dans la fraîcheur du Hofgarten, puis tranche(s) de pizza chez Masericó.

Je suis aussi un moine-professeur, qui me conduit dans la ville, le Klostergarten, et chez Euringer manger leur fameux Bienenstich.

Il y a aussi des thés, des biscuits et une sieste au planétarium: quelle ville charmante!



Hotel DEDE, Gallusplatz 11

Buchhandlung am Obstmarkt, Obstmarkt 11

Hofgarten, Fronhof 8

Masericó pizza, Frauentorstraße 25

Konditorei Café Confiserie Euringer, Am Perlachberg 9

Augsburger Gewürz-Kräuter-Tee Haus, Mittlerer Lech 20

Sesula Nüsse Kaffee Snacks, Pfladergasse 20

S-Planetarium, Ludwigstraße 14

Dans les plantes de l’été


Une allée de marronniers, un verger, une haie sauvage et une prairie pour moro-sphinx… un petit bosquet de chênes, un romarin rampant… des pruniers subissants les assauts d’un voisin gaulois… comme dans une pièce de Tchékov, ne vous fiez pas à l’apparente tranquillité du lieu: il s’en passe des vertes et des pas mûres dans ce village au coeur du Lot-et-Garonne!

À 7 km de là, aller (re)trouver la sérénité (et un rejeton) auprès des 300 ans du chêne de Tombeboeuf.

Sur la route de l’été


Sur la route, de St. Gall à Bordeaux, mocktail à la pastèque avant un orage d’été à la gare routière de Lyon

The Ruck Bar, 345 Av. Jean Jaurès, 69007 Lyon, France


Sur la route, de Buchloe à Augsburg, Rhabarerschorle im Krug, après la chaleur, les cailloux et la poussière des bords de la Lech

Schwarze Kiste am Hochablass, Oberländer Str. 106b, 86163 Hochzoll, Deutschland


Sur la route, entre le Lechstausee Unterbergen et le Mandichosee, reconnaissance éternelle au Lochbach: retour à la vie dans une eau cristalline après une traversée du désert sur la rive gauche de la Lech (entre les Stufen 20 et 21), adoucie certes par un chêne étonnamment vert.

(Re)tour à Vilnius

Une errance heureuse, présence vaporeuse,
Laissant le centre à ceux qui se déplacent en bande,
Tournant comme le temps dans le sens des aiguilles,
Pour ajouter des perles au fil des jours de juin.


Bien plus de pas que huit ans plus tôt: itinéraire improvisé par un beau dimanche de juin, nach Lust und (gute) Laune…

Comfort Hotel
Faculté de chimie
Statue en hommage à Roman Kacew
-Café Intuicija (qui n’existe que sur Organic Map mais a le mérite de me conforter sur mon chemin)
Marché au fleurs (pour des lupins bleus)
Parc Sofija Kymantaitė-Čiurlionienė (avec table de ping-pong)
Faculté de médecine (rue M.K. Čiurlionis)
-Ambassade d’Allemagne
-Quartier de Žvėrynas (manger du šaltibarščiai à la terrasse du restaurant Žvėryno smuklė)
-Berges de la Néris (libérer les lupins)
Galerie nationale d’art (si elle est ouverte)
-Traverser le centre historique, allumer au passage une bougie dans la cathédrale
Parc Kūdrų
Point de vue
-De retour dans le centre, une dernière échappée verte au Kartuvių Kalnelis (entrée en passant par le numéro 3 de la rue V. Šopeno)
Parc Jurga Ivanauskaite: parler toute seule c’est sympa, mais c’est aussi sympa quand un chat nous répond!


Un poème de Jurga Ivanauskaite, trouvé sur son site internet (et traduit par DeepL):

À mon Ange Gardien

Je t’appelle seulement
quand j’ai très mal, comme
un petit enfant qui sait
qu’il aura un bonbon s’il se claque le doigt.
……………………………………….
Tu ne réponds jamais,
tu ne tends ni la main ni le doigt,
tu te contentes de me révéler qu’entre nous
il n’y a aucun espace,
pas même la plus infime fissure.
…………………………
J’avance –
Tu me suis,
je n’ai pas encore commencé à reculer –
et tu marches déjà à reculons,
même une ombre pourrait
T’envier pour Ta ténacité,
Ta précision et Ta fidélité.
………………………….
Au-delà des nuages – des tours penchées,
sous terre – des ponts brûlés,
Ange Gardien, nous volons là-bas,
là où il nous est interdit d’être tous les deux.

J. Ivanauskaitė. Ode à la joie. – V., 2007, p. 109-108.

Savone – d’une colline à l’autre

Une promenade entre deux collines à travers la ville de Savone.

Colline de Priamar et sa Fortezza: au lieu de corbeaux comme à la Tour de Londres, la Forteresse de Priamar est habitée par des jeunes vêtus de noir ravis d’effrayer la quadra absorbée dans ses pinceaux.

Centre historique et Pinacoteca Civica: au lieu d’une tour rouge comme à Venise, le musée d’art de Savone abrite une Piazza d’Italia de Giorgio de Chirico.

Piazza Armando Diaz: au lieu d’un parc public comme à Frascati, c’est la place devant le théâtre (Teatro Dell’Opera Giocosa) qui est ombragée de chênes verts. Lieu parfait pour un pic-nic, avec fromagerie, charcuterie et primeur juste au coin sur la Via dei Mille. Un peu plus loin, le bar Diaz est idéal pour un café, voir pour l’apéro…

Colline de la Villetta et Convento dei Cappucini: au lieu de chercher une comparaison fumeuse, emprunter (ne pas oublier de la rendre au retour) la Via Montegrappa et la Via S. Francesco d’Assisi pour aller goûter au calme et au frais de la petite église des Capucins.


Pour un retour brutal dans les réalités du monde terrestre, une dernière trinité de choses à voir avant de reprendre le train:
– suivre la Via Pietro Paleocapa jusqu’au port pour voir les gros bâteaux de croisières et autres ferrys.
– sur la Piazza Goffredo Mameli, écouter à 18:00 les 21 coups de cloche du Monumento ai Caduti.
– admirer (de loin) l’architecture brutaliste du Tribunale di Savona.


Yoshino 3 – vaches rouges et vieux cèdre

Le voyage sur la rivière a repris, avec un maillot rose.

Étape n°3: Tosa- Ōboke, 40 km

On était bien, à Tosa, mais quel plaisir de sentir à nouveau le clapotis des vagues. On se laisse insouciemment porter sur douze kilomètres environ, mais il s’agit d’ouvrir l’œil, et le gauche: on cherche des vaches rouges (sur Google Maps, chercher les trois petits carrés blancs dans un cercle violet, dans une prairie au bord de l’eau) !
Pas par superstition religieuse, mais parce qu’il faudra alors regagner la rive pour contourner à pied le barrage de Yamazaki.

Comme un portage ça donne faim, on s’arrête quatre kilomètres plus loin à l’épicerie Suehiro Otoyo (dans la petite ville du même nom) pour se constituer un pique-nique.
Première possibilité pour le manger: trouver une bonne âme pour nous emmener (à six minutes en voiture) voir Ōsugi-san, un cèdre du Japon immense et vénérable.
Sinon, suivre le cours de la Yoshino et sortir les bentos sur un banc de sable. Il restera ensuite vingt-quatre kilomètres jusqu’au pont d’Ōboke et le début des gorges du même nom (ce sera pour l’épisode 5).

Pour finir cette journée, on prend un verre au Hanan Coffee, où à défaut de croiser un diplomate, on peut entendre des mésanges variées. Leur nom japonais, ヤマガラ( 山雀), signifie moineau de la montagne… et ils annoncent le programme: au prochain épisode, nous partons pour un tour dans les montagnes.


Je connais cette histoire de vache rouge grâce à l’épisode de South Park « Ginger Cow« , malheureusement toujours d’actualité.

Thermal Summer: eau oui !

De l’eau et des arbres: l’eau du Rhin, l’eau des thermes, des saules et des peupliers. Amen !

Une suite avec vue sur l’Allemagne et ses éoliennes, à 3 mn à pied (et en peignoir) des bains, à 7 mn à pied du Kebab, à 7 mn en voiture de l’Indien.


Réserve naturelle Aue « Chly Rhy », Ausserdorf 50, 5323 Rietheim

Thermes de Bad Zurzach, Dr. Martin Erb-Strasse 11, 5330 Bad Zurzach

Dorint Parkhotel Bad Zurzach, Badstrasse 44, 5330 Bad Zurzach

Zwischen IMBISS, Baslerstrasse 2, 5330 Bad Zurzach

Restaurant Barkat, Hauptstraße 1, 79790 Küssaberg, Allemagne

Daikon tout con


Un daikon qui se ramollissait au frigo
Vit avec horreur se rapprocher un couteau.
La maîtresse des lieux en quête d’un souper
S’était souvenue de ce légume oublié.

Tchic tchac, le voilà coupé en fines rondelles
Puis dans la marguerite, cette alliée fidèle
De la ménagère pour cuire à la vapeur,
Garantissant une cuisson parfaite à cœur.

Dans un bol, le mélange onctueux que voici:
Miso blond, sauce soja, vinaigre de riz.
Un oignon nouveau, sur le point d’être émincé,
Voit, philosophe, sa dernière heure arriver.

Passons pour finir au montage de ce plat:
Dresser le radis, artistiquement ou pas,
Napper copieusement de sauce les rondelles,
Puis garnir d’oignon, manger, faire la vaisselle.


La recette se fait au doigt mouillé avec en gros un demi daikon (radis blanc) coupé en tranches d’un centimètre d’épaisseur, 2 cs de miso blond, 1 cs de vinaigre de riz, 1 cs de sauce soja, un demi oignon nouveau. Servir soit en entrée, soit comme accompagnement pour deux personnes, ou avec un bol de riz pour un gros mangeur de légume.


Il existe au Japon une île nommée Daikonshima (île du daikon). Mais ne vous fiez pas au nom: elle fut aussi appelée Takoshima (île de la pieuvre) et elle est célèbre pour ses cultures de pivoines et de ginseng.
Le café du parc Yuushien propose une vue magnifique, mais mon choix s’est porté sur le café DAIKON, et son conteneur face à la mer.