Savone – d’une colline à l’autre

Une promenade entre deux collines à travers la ville de Savone.

Colline de Priamar et sa Fortezza: au lieu de corbeaux comme à la Tour de Londres, la Forteresse de Priamar est habitée par des jeunes vêtus de noir ravis d’effrayer la quadra absorbée dans ses pinceaux.

Centre historique et Pinacoteca Civica: au lieu d’une tour rouge comme à Venise, le musée d’art de Savone abrite une Piazza d’Italia de Giorgio de Chirico.

Piazza Armando Diaz: au lieu d’un parc public comme à Frascati, c’est la place devant le théâtre (Teatro Dell’Opera Giocosa) qui est ombragée de chênes verts. Lieu parfait pour un pic-nic, avec fromagerie, charcuterie et primeur juste au coin sur la Via dei Mille. Un peu plus loin, le bar Diaz est idéal pour un café, voir pour l’apéro…

Colline de la Villetta et Convento dei Cappucini: au lieu de chercher une comparaison fumeuse, emprunter (ne pas oublier de la rendre au retour) la Via Montegrappa et la Via S. Francesco d’Assisi pour aller goûter au calme et au frais de la petite église des Capucins.


Pour un retour brutal dans les réalités du monde terrestre, une dernière trinité de choses à voir avant de reprendre le train:
– suivre la Via Pietro Paleocapa jusqu’au port pour voir les gros bâteaux de croisières et autres ferrys.
– sur la Piazza Goffredo Mameli, écouter à 18:00 les 21 coups de cloche du Monumento ai Caduti.
– admirer (de loin) l’architecture brutaliste du Tribunale di Savona.


Yoshino 3 – vaches rouges et vieux cèdre

Le voyage sur la rivière a repris, avec un maillot rose.

Étape n°3: Tosa- Ōboke, 40 km

On était bien, à Tosa, mais quel plaisir de sentir à nouveau le clapotis des vagues. On se laisse insouciemment porter sur douze kilomètres environ, mais il s’agit d’ouvrir l’œil, et le gauche: on cherche des vaches rouges (sur Google Maps, chercher les trois petits carrés blancs dans un cercle violet, dans une prairie au bord de l’eau) !
Pas par superstition religieuse, mais parce qu’il faudra alors regagner la rive pour contourner à pied le barrage de Yamazaki.

Comme un portage ça donne faim, on s’arrête quatre kilomètres plus loin à l’épicerie Suehiro Otoyo (dans la petite ville du même nom) pour se constituer un pique-nique.
Première possibilité pour le manger: trouver une bonne âme pour nous emmener (à six minutes en voiture) voir Ōsugi-san, un cèdre du Japon immense et vénérable.
Sinon, suivre le cours de la Yoshino et sortir les bentos sur un banc de sable. Il restera ensuite vingt-quatre kilomètres jusqu’au pont d’Ōboke et le début des gorges du même nom (ce sera pour l’épisode 5).

Pour finir cette journée, on prend un verre au Hanan Coffee, où à défaut de croiser un diplomate, on peut entendre des mésanges variées. Leur nom japonais, ヤマガラ( 山雀), signifie moineau de la montagne… et ils annoncent le programme: au prochain épisode, nous partons pour un tour dans les montagnes.


Je connais cette histoire de vache rouge grâce à l’épisode de South Park « Ginger Cow« , malheureusement toujours d’actualité.

Thermal Summer: eau oui !

De l’eau et des arbres: l’eau du Rhin, l’eau des thermes, des saules et des peupliers. Amen !

Une suite avec vue sur l’Allemagne et ses éoliennes, à 3 mn à pied (et en peignoir) des bains, à 7 mn à pied du Kebab, à 7 mn en voiture de l’Indien.


Réserve naturelle Aue « Chly Rhy », Ausserdorf 50, 5323 Rietheim

Thermes de Bad Zurzach, Dr. Martin Erb-Strasse 11, 5330 Bad Zurzach

Dorint Parkhotel Bad Zurzach, Badstrasse 44, 5330 Bad Zurzach

Zwischen IMBISS, Baslerstrasse 2, 5330 Bad Zurzach

Restaurant Barkat, Hauptstraße 1, 79790 Küssaberg, Allemagne

Daikon tout con


Un daikon qui se ramollissait au frigo
Vit avec horreur se rapprocher un couteau.
La maîtresse des lieux en quête d’un souper
S’était souvenue de ce légume oublié.

Tchic tchac, le voilà coupé en fines rondelles
Puis dans la marguerite, cette alliée fidèle
De la ménagère pour cuire à la vapeur,
Garantissant une cuisson parfaite à cœur.

Dans un bol, le mélange onctueux que voici:
Miso blond, sauce soja, vinaigre de riz.
Un oignon nouveau, sur le point d’être émincé,
Voit, philosophe, sa dernière heure arriver.

Passons pour finir au montage de ce plat:
Dresser le radis, artistiquement ou pas,
Napper copieusement de sauce les rondelles,
Puis garnir d’oignon, manger, faire la vaisselle.


La recette se fait au doigt mouillé avec en gros un demi daikon (radis blanc) coupé en tranches d’un centimètre d’épaisseur, 2 cs de miso blond, 1 cs de vinaigre de riz, 1 cs de sauce soja, un demi oignon nouveau. Servir soit en entrée, soit comme accompagnement pour deux personnes, ou avec un bol de riz pour un gros mangeur de légume.


Il existe au Japon une île nommée Daikonshima (île du daikon). Mais ne vous fiez pas au nom: elle fut aussi appelée Takoshima (île de la pieuvre) et elle est célèbre pour ses cultures de pivoines et de ginseng.
Le café du parc Yuushien propose une vue magnifique, mais mon choix s’est porté sur le café DAIKON, et son conteneur face à la mer.



Yoshino 2 (et ganache au whisky ou au Fernet)

Étape n°2: Wakinoyama – Tosa (lac Sameura), 39 km

La descente de la rivière continue: il n’y a pas grand chose à voir à part des ponts suspendus, des petits temples (des oratoires, plutôt) cachés sur les berges et bien sûr le paysage.

Après 24 km, nous arrivons à Ōkawa et mangeons dans une auberge-restaurant décrite comme « typique de l’ère Shōwa ».
L’ère Shōwa correspond aux années 1926-1989, et voilà en photos ce que peut évoquer un restaurant de l’époque. Un resto rétro, en somme !
Et pour être rétro jusqu’au bout, pas de lien: cherchez sur la carte. C’est juste avant le douzième pont et l’arrivée de la rivière Seto dans notre Yoshino.

Plus que 15 km et hourra, nous débouchons sur le lac Sameura. Une petite île réveille nos envies d’exploration et nous prenons ensuite nos quartiers au Lake Sameura Tent Park, un camping à l’architecture raffinée.
Pour ceux que le camping rebute, il y a également un hôtel.
Pour ceux que qui voudraient rester plus longtemps, il y a à Motoyama, de l’autre côté de la rivière, une sympathique maison à louer.

Un petit chocolat au Fernet-Branca ou au whisky japonais avant de se glisser dans son sac de couchage ? Il ne semble pas y avoir de distillerie de whisky sur l’île de Shikoku, mais si vous êtes prévenants, vous aurez dans votre paquetage une topette remplie de votre alcool d’érection (sorry Sigmund, blague familiale… et de toute façon au Japon on ne prononce pas les « r »). Il ne vous reste plus qu’à trouver du chocolat, de la crème et un petit morceau de beurre…


ganache au whisky ou au Fernet pour fourrer 15 pralinés au chocolat: 50 g de chocolat noir (64% où selon les goûts), 25 g de crème entière, 25 g d’alcool, 3 g de beurre

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Dans une petite casserole faire chauffer la crème et l’alcool (pour réduire la teneur en alcool, le faire bouillir seul puis laisser refroidir avant d’ajouter la crème). Ajouter au chocolat, bien mélanger, ajouter le beurre, mélanger encore. Laisser quelque peu refroidir avant de verser dans les coques de chocolat (faites au préalables comme ici), pour éviter qu’elles ne fondent. En l’absence de coques, mettre en pot et manger à la cuillère, servir comme coulis sur un yoghourt nature ou des fruits frais, ou encore étaler sur du pain.


À quoi peut bien servir ce cadre en béton qui met en valeur le lac sur le dessin ci-dessus ? Réponse dans cet article (cherchez bien).

Yoshino 1 (et des Okonomiyaki)

Nouvelle saison de rameur en salon, nouvelle expédition fluviale: nous quittons le nord du Japon pour suivre le cours de l’Yoshino sur l’île de Shikoku.

Étape n°1: source de l’Yoshino – Wakinoyama, 35 km

Départ en contrebas du mont Kamegamori, à un bon kilomètre à vol d’oiseau au sud-est du sommet: 33°47’12″N 133°11’59″E.

Dans les gorges de la Shiraidani l’eau limpide et turquoise invite à la baignade: pour en profiter, arriver la veille et passer la nuit au camping Shiraidani Auto Camping Ground.
Soyons honnêtes, les premiers kilomètres semblent peu propices au kayak…
Le Yoshino s’élargit après Erimon (pour ceux que le camping de la veille effraie, il y a là une auberge, le Farmer’s Lodge Hiiragi).
Est-il permis et conseillé de naviguer sur le lac de barrage du Nagasawa Reservoir? Il va sans dire qu’il faut sortir de l’eau avant le barrage à l’est du lac…
Après le village de Nagasawa, l’Héliport de Matsueda et le pont Tochu, le fleuve vire plein nord: c’est là sur la rive droite qu’on passe la nuit dans une petite cabane: il me faut une cuisine car je veux préparer des Okonomiyaki !


(quantités pour une personne, multiplier à l’envi)
pour la pâte: environ 120 g de chou (blanc ou chinois), 1/2 oignon nouveau, 30 g de farine pour okonomiyaki, 1 œuf, 40 g d’eau, 1 cc de bouillon dashi en granules, 30 g de lard à griller (optionnel)
pour la décoration: mayonnaise, sauce pour Okonomiyaki (à défaut mélanger du ketchup et de la sauce Worcester), copeaux de bonite sêchée (katsuobushi), algues en paillettes (aonori ou comme ici, une feuille de nori coupée en fines lamelles), gingembre mariné (beni shōga)

Émincer le chou finement, émincer l’oignon nouveau et mélanger tous les ingrédients sauf le lard.

Option lard: répartir le lard dans une poêle, commencer à le griller jusqu’à ce qu’il soit à moitié cuit.

Dans une poêle huilée verser la pâte et bien la répartir (on verse sur le lard s’il y en a). Couvrir et laisser prendre à feu moyen pendant cinq minutes environ. Retourner la poêle sur un couvercle ou une assiette, et faire glisser l’okonomiyaki dans la poêle pour cuire le deuxième côté jusqu’à ce que l’omelette soit bien cuite.

Disposer sur une assiette et ajouter les garnitures sans lésiner sur les quantités!
Dans l’ordre: sauce pour okonomiyaki, mayonnaise, copeaux de bonite, algues en paillettes et gingembre mariné.

Manger chaud ! Pour servir deux portions, utiliser deux poêles ou cuire deux okonomiyaki à la suite (ne pas faire une omelette deux couches !).

Pisciotta

Le printemps est là et l’appel du sud aussi: je cherche dans mes archives photos un paysage à dessiner, en attendant de pouvoir prendre la route des vacances.

À la recherche de trois hiboux (Restorante Tre Gufi) au sommet d’un nid d’aigle (Pisciotta), sur la fameuse route qui mène les cyclistes de Rome à Brindisi. Les hiboux sont fermés hors-saison, mais le bar Germania est là, avec ses granite maison.

Version provisoire en noir et blanc, pour celles ou ceux qui voudraient faire du coloriage… J’hésite encore à cacher dans l’image trois hiboux, à la façon des devinettes d’Épinal: la nuit porte conseil, attendons demain (ou vais-je cacher un poisson ?).


En parlant de vacances et d’Italie, je pose ici comme aide-mémoire les envies du moment:
Vicenza, pour son Teatro Olimpico
Torre del Lago, pour chanter Nessun dorma sur la plage
Torino, en écho au Système périodique de Primo Levi et au film Amanda
Vercelli, apparition fantasmée depuis l’autostrada A26

Ishikari 5 – arrivée à la mer

Étape n°1
Étape n°2
Étape n°3
Étape n°4

Étape n°5: Shinshinotsu – Embouchure de l’Ishikari, 50 km

Dernière étape de notre descente de l’Ishikari, qui se jette dans la mer au nord de Sapporo.

On file plein sud jusqu’à la ville d’Ebetsu. Retour à la vie citadine et retour aux bonnes habitudes, il nous faut une librairie, un parc et un petit restaurant pour ce début de journée: Ebetsu Tsutaya Books, Moerenuma Park, 鳥ぶじ (un restaurant de yakitori).

Dernier shot de nature à la tourbière de Makunbetsu et ses choux puants: réminiscence de notre deuxième étape.

Derniers mètres de l’Ishikari, et pour l’accompagner jusqu’au bout, nous allons jusqu’à la pointe nord du parc Hamanasu no oka.
Hamanasu, littéralement aubergine de rivage: voilà qui donne faim ! Les allemands l’appellent d’ailleurs la rose patate (Kartoffel-Rose). En français, on trouve l’expression tomate de plage, outre ses noms moins gourmands de rosier rugueux ou rosier du Japon.
Oka signifie quelque chose comme la colline: n’ayez crainte, amis cyclistes, c’est une colline bien plate, mais elle est paraît-il venteuse et comme tout bon tour à vélo s’achevant en bord de mer, les derniers kilomètres se feront avec un vent de face !

Souvenirs croisés d’un orchestre à croix blanche

Des 13 mètres carrés d’une chambre d’hôtel aux 254’170 mètres cubes de la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs


Des pains paratha de l’Indian Summer de Bâle aux pins de Rome

D’une coupe de glace kaki et pistache de Gelato -9 à Lugano à la coupole de Saint-Pierre (vue depuis la via Nicolò Piccolomini)

D’un concert en habits blancs et gris au ciel noir de la Place Saint-Pierre


Restaurant Indian Summer, Bachlettenstrasse 19, Basel

Gelateria -9, Via al Forte 4, Lugano

Gelateria Veneta, Via al Chioso 30, Lugano (si elle n’est pas fermée)