Loin de l’agitation de sa grande et capitale voisine, à Anzio on se baigne, on se promène et on mange. Il y a près d’un siècle on y débarquait (en 1944) et encore bien plus longtemps avant, on y naissait (Caligula et Néron).
Dans l’ordre croissant du simple café au menu trois plats, voici quelques sympathiques points de chute:
Café Al Terzo, Riviera Vittorio Mallozzi 48, 00042 Anzio Bar Pasticceria Marotta, Via Filibeck 17, 00042 Anzio Pizzeria Pucci, Riviera Vittorio Mallozzi 7, 00042 Anzio RestaurantDa Domenico, Via di S. Giovanni in Laterano 134, 00184 Roma
pour deux petites tasses de chocolat chaud italien: 2 cs bombées de cacao non-sucré, 2 cs rase de fécule, 300 g de lait (ou 280 g d’eau et 2 cs de purée d’amande), 1 cs de sucre, 1/4 cc de cannelle
Mélanger dans une petite casserole tous les ingrédients, faire chauffer en remuant bien jusqu’à ce que le mélange épaississe. Déguster à la cuillère.
Et parce que l’Histoire se répète… Il y avait déjà un couple Macron célèbre à l’époque de Caligula (ce dernier n’étant décidément pas le meilleur ami à avoir). Il y avait déjà des dirigeants détestables à l’époque (Néron n’étant par ailleurs pas le meilleur fils ou mari à avoir).
Cuisine de monstres pour Halloween ou simplement pour un apéro rigolo: des doigts à croquer ! Comme quoi on peut mordre des doigts et ne pas le regretter…
À propos de se mordre les doigts: j’apprends ici que les italiens se mordent les mains et les vulgaires d’autres choses.
Pendant que les doigts cuisent au four, les jeunes font la vaisselle et les adutes (sic) lisent ou écoutentLe doigt de la femme de Victor Hugo (et Gaël Liardon).
L’étape du jour est courte: la matinée sera consacrée à la visite d’Asahikawa, deuxième plus grande ville d’Hokkaido.
Le principal monument semble être le pont Asahi (en premier plan sur le dessin), construit avec de l’acier allemand en 1932… Tout près (la masse d’arbres foncés derrière la pont sur la gauche) se trouve le parc Tokiwa: promenade sous les arbres, visite du sanctuaire Kamikawa sur son île au milieu de l’étang, repos sur un banc avec un livre de Yasushi Inoue (natif d’Asahikawa) et un bento pour le repas de midi… avec des épinards au sésame, par exemple (recette ci-dessous).
On reprend la route, ou plutôt, les flots.
Arrivés à Fukagawa, les geeks pourront aller voir le Chatbus, situé au sud-est de la ville, à un bon gros kilomètre à l’est de la sortie de l’autoroute. Il y a un camping et une brasserie de cidre tout près.
pour deux petites portions d’épinards au sésame: 350 g d’épinards frais, 2 cc de tahini, 1 cc de miel, 1 cs de graines de sésame, 1 cs de sauce soja, 2 cs de vinaigre de riz, 3 cs d’huile de sésame grillé
Blanchir les épinards, les rincer à l’eau froide, les essorer en les serrant fortement entre les mains et les couper en petits tronçons de la taille d’une bouchée. Faire griller les graines de sésame dans une poêle à sec. Mélanger les ingrédients pour la sauce. Verser sur les épinards et parsemer de graines de sésame grillé.
Pour retrouver le goût des déjeuners maldiviens, une recette rapide du placard: ma version du mas huni. À accompagner de parathas si on a le temps; sinon du riz, des patates à l’eau, ou du pain feront tout aussi bien l’affaire.
pour deux personnes: une boîte de thon (200 g, thon jaune de préférence), 1/2 oignon rouge, 1/2 citron jaune ou 1 citron vert, 1 piment, 2 cs bombées de noix de coco râpée, 2 cs de vinaigre de pomme
Dans un grand bol, verser l’oignon et le piment émincés finement, le vinaigre, le zeste et le jus du citron, le thon (émietté à la fourchette et grossièrement égoutté) puis la noix de coco. Bien mélanger, ajouter éventuellement un peu d’huile (l’original était plutôt sec, je le préfère un peu plus gras) puis mettre au frais jusqu’au service.
En attendant de voir l’atoll de Faafu en vrai, visite de l’île de Nilandhoo sur Google maps: le Café Allegria sert de modèle pour un dessin rapide (et d’alibi pour essayer ma nouvelle plume).
Le printemps arrive, les feuilles poussent, les enfants aussi: joyeux anniversaire les zgrublos !
À l’intérieur aussi les feuilles poussent et s’amoncellent: d’un côté le tas de dessins et croquis, de l’autre celui des recettes du moment. Pour éviter que ces feuilles volantes ne se perdent, je revois à la baisse mes concepts d’illustration: du food pairing d’un autre genre. Ou comment Dominik se retrouve associé à une recette de mochi au citron.
pour 8 mochi daifuku au citron: 100 g de biscuits à la cuillère, 100 g de yoghourt citron, zeste et jus de 2 citrons verts, 80 g de farine de riz gluant, 70 g de sucre glace, 120 g d’eau, de la fécule
Réduire les biscuits en poudre (au mixer ou au rouleau), mélanger avec le yoghourt, le zeste et le jus. Former dix boules de taille égale (deux peuvent être mangées immédiatement), les déposer sur une assiette et les mettre au congélateur le temps de préparer la pâte à mochi. Pour le reste, se reporter à la recette habituelle des daifuku.
Mochiron ? Toute occasion d’apprendre un mot de japonais est bonne à prendre.
Que dessiner pour saluer 2023: du drôle ? du sérieux ? du futile ? du politique ? Exercice d’équilibriste: puisse le lapin (d’eau) traverser l’année sans chuter (contrairement à d’autres) !
L’oiseau, les étoiles et les couleurs sont un clin d’oeil à Polynésie, le ciel de Matisse: quand à savoir si la ressemblance de mes voeux avec ceux de Jacques Chirac en 2000 flatte mon coeur de quasi quadra… c’est non (même s’il avait le swag).
Une vidéo où l’on parle également de lapin: finalement, on a un point commun, Jacques et moi. Et même deux, avec le cidre.
Un homme sympathique, ce Sir Hope: c’est lui qui expliqua pourquoi les icebergs flottent et qui détermina la température à laquelle l’eau est à son maximum de densité (4 degrés: pour savoir où en trouver, voir ici). Il fut également le professeur de Charles Darwin et remporta en 1800 le tournoi de tir à l’arc de la Edinburgh Arrow.
Pour canaliser le flot de choux qui s’abat en hiver sur les abonnés au paniers de légumes, une recette imparable: le strudel de chou. Découverte dans un livre de Pavel Spiridonov, la recette a subi depuis février quelques variations: ajout de graines de tournesol grillées, par exemple.
La recette ci-dessous s’adapte au contenu du frigo: ingrédients et quantités à ajuster selon les disponibilités, le principe ne change pas: same procedure as every strudel.
pour un strudel: un paquet de pâte à strudel, 1/2 chou blanc (ou vert, ou rouge, ou même un chou entier), 20 marrons pelés, 2 pommes de terre cuites, 100 g de fromage à pâte dure (raclette, par exemple), une rasade de cognac, une gousse d’ail, un piment, 1/4 de cc de graines de cumin, huile d’olive, sel et poivre
Laisser la pâte à strudel au frigo, le temps de préparer la farce.
Émincer l’ail, le piment et le chou. Dans une grande poêle, faire revenir l’ail dans un peu d’huile, puis le chou et laisser cuire 10 minutes environ. Ajouter le piment, les marrons, le cumin et le cognac. Saler, poivrer et laisser mijoter à couvert 10 minutes de plus en remuant de temps à autre. Lorsque le chou est tendre, ôter du feu, rectifier l’assaisonnement, couper grossièrement les marrons avec la spatule, et laisser refroidir le temps de préparer la pâte.
Préchauffer le four à 180° (chaleur tournante). Sur un plan de travail propre (linge, tapis de cuisson…), déplier une des quatre feuilles de pâte et la badigeonner généreusement d’huile. Superposer la deuxième, huiler, la troisième, huiler et la dernière, huiler également.
Étaler la farce sur les 2/3 de la pâte, dans le sens de la longueur, en laissant trois centimètres sur les côtés. Déposer ensuite les pommes de terres et le fromage coupés en morceaux. Rouler le strudel (on commence par le côté avec la farce), déposer sur une plaque (avec un papier de cuisson), badigeonner d’huile et cuire 25 minutes environ.
Servir chaud, froid ou réchauffé.
Quelques variantes: remplacer les pommes de terre par une grosse tasse de sarrasin cuit (à mélanger avec le chou une fois sorti du feu), et le fromage par du gorgonzola. Ou à la place du chou (parce qu’à force des faire des strudels, il n’y en a plus qui trainent), rafler tous les légumes racines disponibles, et les émincer en quelques coups de blender.
Pour ceux qui mangeraient ce strudel seuls et parce que c’est de circonstance : Dinner for one.
Dans le fond du val S-Charl, là où cesse tout autre forêt, sur une pente face à l’est, déchiquetés par l’âge et les tempestes, quelques vénérables arolles se dressent. Nulle part ailleurs l’on ne trouve une telle cour, relique d’une forêt nommée Tamangur.
Première strophe du poème Tamangur de l’auteur romanche Peider Lansel, dans une traduction libre (où je me prends pour Ronsard) via l’allemand.
Pour retrouver le goût de cette forêt et égayer une soirée de fin novembre, rien de tel que des tablettes de chocolat aux pignons caramélisés. God da Tamangur, le nom vaut bien ça.
pour trois tablettes de chocolat: 300 g de chocolat noir, 40 g de pignons, 2 cs de sucre (bombées ou pas, en fonction des goûts et de la raison), 2-3 pincées de fleur de sel
Faire suer dans une poêle les pignons. Quand ils commencent juste à dorer, ajouter le sucre, laisser caraméliser en remuant pour enrober les pignons puis verser sur une feuille de cuisson. Une fois refroidi, hacher au couteau plus ou moins grossièrement (en fonction des goûts et de la paresse). Répartir au fond des moules à tablettes. Faire fondre le chocolat, verser dans les moules. Saupoudrer de fleur de sel (en fonction des goûts et rien d’autre). Laisser durcir et conserver au frigo.
Mieux vaut tard que jamais: je découvre ici (merci!) le principe du retour chariot.